De nos jours, la violence faite aux femmes constitue l’une des violations la plus honteuse des droits de l’homme et la plus répandue dans le monde parce qu’elle ne connaît pas de limites géographiques ou sociales. En France, la lutte et la répression de cette forme de violences envers les femmes s’intensifient par le biais d’une forte mobilisation de tous les acteurs concernés.

Les différentes formes de violences possibles

Il est important de savoir que la Déclaration des Nations unies sur l’élimination de la violence à l’égard des femmes adoptée en 1993 donne clairement la définition de ce phénomène mondial. Ce sont tous les actes de violence infligés contre les femmes, entraînant un dommage ou des souffrances psychologiques, physiques ou sexuelles qui se présentent dans la vie privée ou publique. Nous pouvons dire que ces violences peuvent être : des harcèlements ou agressions sexuelles, une mutilation génitale féminine, des violences domestiques, un trafic d’êtres humains, un mariage précoce et forcé, l’harcèlement sexiste et sexuel en ligne et le cybercontrôle dans le couple. Notons que ces divers types de violences évoquent la manifestation la plus aiguë de l’inégalité entre homme et femme c’est-à-dire la domination des hommes et la soumission des femmes.

La conscientisation de la communauté internationale

Depuis la 4e conférence mondiale portant sur les femmes qui a eu lieu à Pékin en 1995, la communauté internationale a pris conscience de la gravité des conséquences engendrées par la violence envers les femmes. L’un des États membres comme la France a organisé une enquête nationale concernant les violences faites aux femmes par le biais du Service  des droits des femmes et de l’égalité. L’objectif principal est de connaître les statistiques exactes de ces formes de violences. Les résultats définitifs obtenus démontrent que ce fléau touche la majorité des femmes dans tous les milieux c’est-à-dire dans le monde privé, public et professionnel.  Sachez que plus d’une Française sur dix déclare avoir fait l’objet des agressions sexuelles durant leur vie dont environ 50 000 femmes  entre 20 ans et 59 ans sont atteintes par le viol. En général, l’auteur de cette infraction est les proches mêmes des victimes. Et cette situation empêche ces dernières de faire la déclaration à la police.

La réponse apportée face à ce fléau

Afin de prévenir et réprimer les violences contre les femmes, de nombreux arsenaux juridiques ont été mis en place par les autorités compétentes par exemple :

  • La loi du 22 juillet 1992 : dans un couple, la qualité de l’auteur peut constituer une circonstance aggravante. Et le viol est maintenant qualifié comme un crime et puni de 15 à 20 ans de prison ;
  • La loi du 26 mai 2004 qui concerne le divorce : elle prévoit qu’avant toute requête, la victime de violences peut saisir directement le juge ;
  • La loi du 4 avril 2006 : renforce la répression pénale en matière de cette forme de violences dans les couples par exemple, la mesure d’éloignement du domicile de l’époux violent ;
  • La loi du 9 juillet 2010 : adopte un délit de harcèlement au sein du couple ;
  • La loi du 27 février 2017 : prévoit le rallongement de six ans la durée de prescription en matière des délits comme les attouchements, et vingt ans pour les crimes comme les viols ;
  • La loi du 3 août 2018 : stipule un délai de 30 ans pour les crimes sexuels à l’encontre des mineurs.

Il est important  aussi de savoir que la France a ratifié la convention du Conseil de l’Europe sur la prévention et la lutte contre les violences envers les femmes. Et des campagnes et actions sont consacrées afin de détecter et prendre en main les femmes victimes de violences.